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  Posté le dimanche 16 mars 2014 @ 15:18:51 by blackcat
Contributed by: blackcat
C'est sans grande surprise mais avec énormément de rage et d'indignation que le COBP dénonce l'arrestation de masse qui a mis fin à la 18e manifestation contre la brutalité policière quelques minutes à peine après son départ.

15 mars 2014 : Le COBP dénonce l'État policier paramilitaire et la répression politique

Le SPVM, aidé de la SQ, a en fait encerclé la manifestation avant même qu'elle ne se mette en branle. D'après nos informations préliminaires, ce sont environ 250 personnes qui ont été encerclées en vertu de l'article 2.1 du règlement municipal P-6 qui interdit toute manifestation dont l'itinéraire n'a pas été remis à la police avant son départ. (Faut-il rappeler que la constitutionnalité du règlement municipal P-6 est présentement contestée en cour?) Plusieurs arrestations ciblées ont aussi eu lieu, dont plusieurs ont été effectuées très brutalement. Un manifestant aurait été envoyé à l'hôpital après que son crâne eut été fracassé par des coups de matraque.

Le SPVM a battu des records d'intolérance en déclarant la manif illégale 2 jours avant le 15 mars, sous prétexte que l'itinéraire n'avait pas été remis. Des policiers en civil, disant travailler pour le SPVM, ont aussi rendu visite à plusieurs militantEs en les intimidant pour les décourager de participer à la manif du 15 mars 2014. C'est une véritable armée de policiers à pieds, à cheval, en vélo, en auto et en hélicoptère qui ont occupé les alentours du métro Jean-Talon au moment où la manif devait commencer.

Après un bref mais énergique discours des organisateurs et organisatrices, qui a été interrompu par un policier qui a dit des mots incompréhensibles dans un haut-parleur, la foule a tenté de se diriger vers l'Ouest sur la rue Jean-Talon. Mais une ligne de policiers anti-émeute s'est immédiatement déployée, leur bloquant la route. Les gens ont donc fait demi-tour et pris la rue Châteaubriand vers le Sud, la seule voie qui n'était pas bloquée par les agents du SPVM. C'est sur la rue Châteaubriand, entre Jean-Talon et Bélanger, que la plupart des gens ont été encerclés alors que le SPVM ne leur a laissé aucune chance de se disperser, contrairement à ce qu'ils affirmaient dans leurs « consignes aux manifestants » publiés le 12 mars sur leur site web.

Plusieurs autres arrestations plus ou moins ciblées ont ensuite eu lieu à plusieurs coins de rue autour de l'encerclement, la Brigade Urbaine du SPVM poursuivant, provoquant et arrêtant brutalement plusieurs personnes pour des motifs bidons comme « entraver la circulation sur le trottoir » ou « émettre un bruit audible à l'extérieur ».

Le COBP dénonce le fait que le SPVM a encore une fois démontré qu'il est incapable de tolérer les manifestations contre sa brutalité et l'impunité policière, alors que plusieurs manifestations dont l'itinéraire n'avait pas été dévoilé ont été tolérées en 2013, sans compter les innombrables manifs « illégales » de 2012. La démonstration répressive de cet après-midi démontre aussi que peu importe que le gouvernement soit péquiste, libéral ou autre, c'est toujours la police qui décide qui a le droit de manifester et quand, comme dans un véritable État policier.

Le COBP invite toutes les personnes arrêtées à contester leurs contraventions et à nous contacter afin d'organiser une défense collective et des recours.

CONTINUONS LE COMBAT!
SOURCE: http://cobp.resist.ca/




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