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  Posté le samedi 23 avril 2011 @ 17:54:57 by anarkorevolter
Contributed by: anarkorevolter
« Il est hors de question que le centre-ville de Dijon soit bouclé durant trois jours ». C’est la crainte d’une arrivée massive d’encapuchonnéEs pour le contre-sommet du G8 des universités qui aura fait prononcer ces mots à François Rebsamen, maire PS de Dijon. En conséquence, celui-ci a demandé l’annulation pure et simple du sommet qui devait se tenir les 5, 6, et 7 Mai prochain, annulation obtenue auprès du ministère de l’Intérieur.

Visiblement mis au parfum sur le potentiel de conflictualité par quelques agents de la dcri ou de la sdat, le maire a tout simplement choisi qu’il ne voulait pas mettre en péril le chantier du tram, actuellement en construction, la tranquillité de la ville et la prospérité des commerçants. Il est vrai que françois, dans un souffle épique, s’imaginait que les barrières du tram puissent être lancées sur les forces de police. Matignon a rapidement confirmé que ses troupes ne se sentaient visiblement pas en sécurité, ni en mesure de contrer tous ceux qui ne voulaient réellement pas que ce G8 fasse tranquillement ses petits affaires. Un flot d’énervéEs qu’il est bien pratique de regrouper sous l’égide d’une fantômatique organisation secrète : le mythique "black bloc". Il est vrai que cette année, les étudiantEs anglais et italiens ont fait remuer les rues dans leurs pays respectifs et qu’il souffle un vent de révolte au sud qui pourrait inspirer les ardeurs. Si l’idée affichée des contre-sommets est bel et bien d’empêcher leur déroulement et de montrer aux puissants de ce monde qu’ils sont indésirables, on ne peut que célébrer cette nouvelle victoire par forfait. Elle prouve à tous les pourfendeurs de la "violence" et aux idéologues des actions symboliques et pacifiées, que les manifestations toniques et sauvages sont un moyen de pression on ne peut plus efficace. La menace aura suffi à faire flipper une mairie au point qu’elle se prive des regards tournés vers sa ville, et du potentiel d’attractivité qu’un tel sommet aurait pu lui apporter.

Même si on pourra regretter la privation d’un tel terrain de jeu (le lancer de grilles ?), les efforts investis pour préparer le contre-sommet, ou le potentiel de rencontres qu’il pouvait permettre, cette nouvelle devrait nous motiver à continuer à foutre le dawa. A nous de trouver d’autres espaces à investir où surprendre l’ordre public, sans attendre la tenue d’une réunion internationale, d’un sommet de l’OTAN ou du G8.

Qu’ils s’en aillent tous !

Et merci au grand méchant loup.

De mystérieux amiEs du mystérieux black bloc.

(Avis au) PS : Il y a également une manif prévu à Notre Dames des Landes ce même 7 mai, si le projet d’aéroport est annulé à temps, les blacks blocs ne se reporteront peut-être pas dans la campagne nantaise...

Matignon annule le sommet des universités de Dijon

 

Le maire de Dijon demande l’annulation ou le report de la manifestation susceptible d’attirer les casseurs dans les rues de Dijon.

 

Le sommet mondial des universités qui devait se tenir à Dijon du 5 au 7 mai prochain vient d'être annulé, selon plusieurs messages postés sur Twitter cet après-midi. La décision aurait été prise par Matignon après que le maire François Rebsamen se soit opposé à la tenue du sommet hier. «Je demande son annulation ou son report car nous ne sommes pas en état d’assurer la sécurité publique en marge de cette manifestation», a-t-il déclaré.

 

En cause : les «black blocs», ces rassemblements éphémères au cours desquels des individus mènent des actions ­extrêmement violentes ­contre les symboles du capitalisme. Des casseurs qui trouveraient sur le chantier du tramway un terrain de choix pour leurs exactions. «Il est hors de question que le centre-ville de Dijon soit bouclé durant trois jours», a précisé François Rebsamen, lequel ne veut même pas entendre parler d’une délocalisation de la réunion quelque part en Côte-d’Or.

 

Il s'agit d'un coup dur pour l'Université de Bourgogne et sa présidente Sophie Béjean qui aurait pu, à cette occasion, faire briller l'uB au niveau international. Le sommet pourrait être oragnisé soit dans une autre région de France, soit à une date ultérieure.

 

Leur presse (Le Bien Public), 22 avril 2011.

 

 

Dijon : le Sommet des universités est annulé

 

Le Sommet mondial, qui devait se tenir dans la capitale des Ducs de Bourgogne du 5 au 7 mai 2011, est annulé. 
Le maire de Dijon refuse d'accueillir cette rencontre internationale. Le Sommet des universités pourrait être reporté à une date ultérieure ou se tenir aux dates prévues mais dans une autre région de France.

 

«Nous ne sommes pas en état d’assurer la sécurité publique en marge de cette manifestation», estime François Rebsamen.

 

Cet événement s'intitule «Sommet Mondial des Universités» ou «Global University Summit». Il rassemble des responsables politiques du plus haut niveau venus du monde entier et notamment des pays du G20.

 

La mairie de Dijon craint que la présence de ces invités n'attire des «black blocs». À chaque rassemblement des pays les plus riches de la planète, ces groupes d'anarchistes mènent des actions violentes contre les symboles du capitalisme.

 

À partir des informations recueillies par les services de police, le maire de Dijon a alerté le ministère de l'Intérieur. Compte tenu du chantier du tramway et des rues étroites de la capitale régionale, la sécurité ne pouvait être garantie. Matignon a donc tranché en faveur de l'annulation du Sommet.

 

Sophie Béjean, la présidente de l'université de Bourgogne, a pris acte de cette décision.

 

Leur presse (France 3 Bourgogne), 22 avril.



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