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  Post� le lundi 19 juillet 2010 @ 23:46:57 by anarkorevolter
Contributed by: anarkorevolter
Action DirecteLe Parisien, 19.07.2010, 13h20

Une gendarmerie iséroise a été la cible de cocktails Molotov dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès des gendarmes pour qui cette attaque est « indirectement » liée aux violences urbaines survenues depuis vendredi dans l’agglomération grenobloise

Peu après minuit, la brigade de gendarmerie de Saint-Egrève, dans la banlieue nord de Grenoble, a fait l’objet d’une « tentative de destruction par moyens incendiaires » qui a provoqué un « petit départ de feu » rapidement maîtrisé, a précisé à l’AFP la gendarmerie de l’Isère.

Le début d’incendie, pour lequel les pompiers ne sont pas intervenus, n’a pas fait de dégât matériel. Aucun blessé n’est à déplorer.

« On pense qu’il existe un rapport indirect avec les évènements survenus dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble », les auteurs de l’attaque de la gendarmerie de Saint-Egrève ayant agi par « mimétisme », a-t-on ajouté de même source.

Selon les gendarmes, aucun autre incident n’a eu lieu à Saint-Egrève.

Le quartier de la Villeneuve, dans le sud de Grenoble, est le théâtre de violences urbaines depuis la mort d’un délinquant de 27 ans originaire du quartier, Karim Boudouda, tué vendredi lors d’un échange de tirs avec la police à la suite du braquage d’un casino en Isère.

Emeutes de Grenoble - premières condamnations, de six mois avec sursis à six mois fermes pour les pillages
19.07.2010, Le Parisien

Trois hommes de 20 ans, interpellés à Grenoble vendredi soir, lors de la première des trois nuits de violences urbaines, ont été condamnés en correctionnelle, lundi, pour «tentative de vol en réunion». Les peines vont de six mois avec sursis à six mois ferme. Ces trois personnes étaient jugées pour avoir tenté de dérober un commerce de motos situé à Grenoble, à quelques kilomètres du quartier de La Villeneuve, en proie à des scènes d'émeutes liées à la mort d'un braqueur le 16 juillet lors d'un échange de tirs avec la police.

«Ces faits ne s'inscrivent pas dans les émeutes mais ne leur sont à mon avis pas totalement étrangers», a soutenu le procureur de la République, Benoît Bachelet, lors de l'audience. «Car lorsque vous avez l'ensemble des forces de l'ordre mobilisés sur des faits aussi graves que ceux qui ont été commis ce week-end, vous avez toujours des petits malins qui se disent que c'est le moment d'aller faire des choses ailleurs», a-t-il poursuivi.

De son côté, l'avocat de la défense, Emmanuel Decombard, a dénoncé un «dossier quelque peu surréaliste, où on vient faire un amalgame malheureux entre ce qui s'est passé ces derniers temps à la Villeneuve et des faits situés à plusieurs kilomètres de distance».

Deux personnes soupçonnées de tirs contre les forces de l'ordre

Les forces de l'ordre ont été la cible de tirs à balles réelles pour la troisième nuit consécutive, dimanche, dans le quartier de La Villeneuve. Vingt personnes au total ont été interpellées depuis le 16 juillet. Outre ces trois jeunes, un mineur a été mis en examen pour avoir incendié un commerce. Trois autres personnes, dont la garde à vue a été prolongée, doivent être déférés mardi. Deux sont soupçonnés d'être impliqués dans des tirs contre les forces de l'ordre. Le troisième pourrait être mêlé à des violences extérieures à celles de la Villeneuve.

La famille de Karim Boudouda, le braqueur tué vendredi par des policiers, a de nouveau lancé un appel au calme ce lundi, alors que se préparent les obsèques du jeune homme.


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