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  Posté le samedi 15 aot 2009 @ 16:32:26 by anarkorevolter
Contributed by: anarkorevolter
Impérialisme (et anti-)Par Warrior Publications

Warrior-publications@hotmail.com



CONNAIS TON HISTOIRE !

Vers 1890, en Amérique du Nord, la résistance armée autochtone, en lutte contre la colonisation européenne, cessa. Cette année-là, 300 hommes, femmes et enfants Lakotas, touTEs sans arme, furent massacréEs à Wounded Knee (Dakota du Sud).

Dans le même temps, presque tous les peuples autochtones furent confinés dans des réserves, où était menée une politique d’assimilation systématique par le biais des églises, pensionnats, conseils de bande, etc.

Durant cette période (1890-1950), les peuples autochtones furent massivement pacifiés, contrôlés. Leur contestation consistait en une pression sur le gouvernement afin d’obtenir de meilleures conditions. Généralement, elle était dirigée par les chefs et les conseillers, dont le seul souci était leur salaire et la perpétuation du système colonial en place.

Puis, vers 1950, inspirés par la lutte du Black Civil Rights au sud des USA, les autochtones commencèrent à s’organiser pour faire respecter les traités ainsi que leurs droits civils.

Ainsi se créa un groupe d’étudiantEs autochtones au sud-ouest. Au nord-ouest, ceux/celles vivants près des côtes s’appuyèrent sur les traités pour réaffirmer leur droit de pêche.

Ce mouvement fut le premier à apparaître hors des rouages officiels des conseils de bandes créés par les gouvernements canadiens et étasuniens.

Cette émergence posa les bases d’un réseau opposé à la colonisation, réseau qui s’engagea à préserver la culture et les valeurs traditionnelles. Il fut le pilier de la résistance à venir dans les années 60.

Les 60’s furent marquées par la généralisation de l’insurrection, inspirée par la farouche résistance vietnamienne face à l’invasion et la colonisation des USA. Au coeur même des États-Unis se bâtirent de nouveaux mouvements de protestation : Black Panthers, Chicanos, femmes, étudiantEs, anti-militaristes, etc.

C’est à cette période qu’est né l’actuel mouvement de résistance autochtone. Les 35 dernières années furent un tournant important pour l’histoire de notre mouvement.

1968:

Création de l’American Indian Movement (AIM) à Minneapolis (Minnesota).

Inspiré des Blacks Panthers, l’AIM fonda un centre communautaire, fournit de l’aide pour les recherches d’emploi et de logement ainsi qu’une aide juridique, organisa des manifestations et créa une patrouille de copwatching.

Bien qu’étant le plus populaire, l’AIM ne représentait qu’une part d’un large mouvement de résistance alors émergeant, parfois regroupé sous le terme “Red Power”.

À Kahnawake fût créée la Mohawk Singing Society, qui deviendra ensuite la Mohawk Warrior Society. Elle prit part à des manifestations et ré-occupations de terres. Le pont “Seaway International” fut bloqué à Akwesasne afin d’obtenir la reconaissance du Traité Jay, protestation qui s’acheva par une intervention policière et de nombreuses arrestations.

1969:

Occupation de l’île d’Alcatraz (Baie de San Francisco) pendant 19 mois. Pour la première fois, la protestation des Premières Nations bénéficia d’une couverture médiatique nationale et internationale. Des centaines d’autochtones (pour la plupart urbaniséEs et en quête d’identité) y participèrent. Cette action servit d’inspiration à travers toute l’Amérique du Nord ; elle donna lieu à une recrudescence des occupations de terres.

1970:

L’AIM s’opposa et perturba la reconstitution de l’accostage du Mayflower à Plymouth Rock (Massachaussettes). Ce mouvement attira l’attention du pays tout entier, et permit à l’AIM de prendre de l’ampleur.

1971:

COINTEL-PRO/

En Pensylvannie, une personne s’introduisit par effraction dans un bureau du FBI et y déroba des documents révélant l’existence d’un programme de surveillance et de répression de divers mouvements de contestation aux USA (Counter Intelligence Program). Ce programme incluait emprisonnements et attaques, pouvant aller jusqu’à être meurtrières. Autour de 1973, l’AIM devint la cible principale du FBI COINTEL-PRO.

1972:

L’AIM et d’autres collectifs des Premières Nations organisèrent la “Caravane des Traités Brisés” (Trail of Broken Treaties) partant de la côte Ouest jusqu’à Washington. Plusieurs milliers de personnes arrivèrent ainsi à Washington, et se virent refuser le dialogue par les autorités. La caravane occupa alors le QG du Bureau des Affaires Indiennes pendant 6 jours, dégradant largement les locaux et subtilisant des milliers de fichiers.

En février, Raymond Yellow Thunder fut tué par des colons à Gordon (Nebraska). Ceux-ci furent accusés de meurtre puis relâchés sans caution. L’AIM organisa manifestations et boycotts pendant plusieurs jours ; ils/ellEs obtinrent ainsi leurs condamnations et la radiation du chef de la police. Yellow Thunder était originaire de Pine Ridge ; cet “incident” renforça les liens entre l’AIM et les Lakotas traditionnalistes (réserve urbaine et rurale).

1973:

Wesley Bad Heart Bull fut tué par un colon raciste dans le Dakota du Sud. La police l’accusa de meurtre.

Le 6 février, au tribunal de Custer (Dakota du Sud), une manifestation de l’AIM tourna à l’émeute, incendiant des voitures de police et les bâtiments. Il y eut 30 arrestations.

Dans la réserve de Pine Ridge (Dak. du Sud), d’importantes forces de police et du marshall furent déployées pour mater l’AIM et les Lakotas s’opposant à Dick Wilson, un président de tribunal corrompu. Avec l’aide du gouvernement, Wilson créa une milice paramilitaire baptisée GOON (Guardians of the Oglala Nation).

Entre 1973 et 1976, 69 membres ou personnes proches de l’AIM furent tuées par le GOON, la police du Bureau des Affaires Indiennes et le FBI.

Le 27 février, face à la violence et à la répression permanentes, quelques 200 guerriers Lakotas et l’AIM occupèrent Wounded Knee. Le siège dura 71 jours, pendant lesquels Buddy Lamont et Frank Clearwater, tous deux autochtones, furent tués par balles.

L’occupation prit fin le 9 mai.

À Kahnawake, en septembre, la Warrior Society expulsa touTEs les non-autochtones vivant dans la réserve alors surpeuplée. Cela provoqua une confrontation avec la Sûreté du Québec le mois suivant. Les warriors se mirent alors en quête de terres à réoccuper.

1974:

Début de l’occupation de Ganienkeh, dans l’état de New York. Des MohawkEs, épauléEs par des vétéranTEs de Wounded Knee, se réaproprièrent les terres puis furent engagéEs dans une confrontation armée par les forces de police. Les négociations s’achevèrent en 1977 : les MohawkEs obtinrent une parcelle dans le nord de l’état de New-York. Ganienkeh existe encore aujourdhui.

Au Canada, du 14 au 30 septembre, la Caravane des Peuples Autochtones (inspirée de la Caravane des Traités Brisés) se rendit de Vancouver (Colombie Britannique) à Ottawa (Ontario). Elle s’acheva par la charge brutale de la police sur les 1000 autochtones présentEs devant les tours du Parlement.

Des blocages routiers armés et des occupations eurent lieu à Cache Creek (B-C) et Kenora (Ontario)

1975:

Fusillade d’Oglala. La police du FBI fit une descente dans le camp de l’AIM (réserve de Pine Ridge), causant ainsi la mort de deux agents et d’un défenseur autochtone, Joe Stuntz-Killsright. Le FBI se lança dans une grande chasse aux “suspectEs” liéEs à l’AIM.

1976:

Février. Le corps d’Anna Mae Pictou-Aquash, une Mik’maq de la Nouvelle-Écosse (Canada), fut retrouvé à Pine Ridge. Aquash était l’une des membres les plus connues de l’AIM, une vétérante de l’occupation du Bureau des Affaires Indiennes (1972) et de Wounded Knee. Malgré que son corps ait été maquillé par le FBI, une autopsie indépendante révéla que Aquash avait été exécutée par une balle derrière la tête. Les principales organisations suspectées dans l’affaire de ce meurtre sont le FBI et le GOON.

Mort de deux agents du FBI (Dino Butler et Bob Robideau). Deux suspects furent d’abord déclarés non-coupables, sur la base de l’autodéfense. Puis, un troisième suspect, Leonard Peltier, fut capturé au Canada, puis extradé par le FBI au Dakota Sud.

1977:

Condamnation de Peltier. Le procès de Leonard Peltier, orchestré avec des preuves préfabriquées et la dissimulation d’informations, se conclua par sa double-incarcération à vie. Peltier, encore en taule aujourd’hui, est l’un des plus vieux prisonniers de guerre enfermé aux États-Unis.

1981:

Le 11 juin, 550 agents de la Police Provinciale du Québec firent une descente à Restigouche, une réserve Mik’maq d’une population de 1700 personnes. La police, soi-disant à la recherche de “preuves de pêche illégale”, attaqua et fouilla toutes les maisons.

1988:

Plus de 200 agents de la GRC, dont l’anti-émeute et le Groupe d’Intervention Tactique (GIT), firent une descente à Kahnawake, un territoire mohawk, à la recherche de cigarettes de contrebande. En réponse, les warriors saisirent le pont Mercier, un organe vital à l’activité de l’île de Montréal.

Au nord de l’Alberta, les Cris du Lubicon bloquèrent des routes pour perturber les compagnies forestières et pétrolières qui dévastaient alors leur territoire et leur mode de vie. Un camp de bûcherons et des véhicules furent endommagés à l’aide de cocktails molotov.

Au Labrador, les Innu protestèrent contre l’essai par l’OTAN de bombardiers chasseurs, essai qui avait alors lieu sur la base des Forces Canadiennes. De nombreuxSES Innu furent arrêtéEs pour avoir bloqué les pistes d’avion de l’armée.

1990:

Crise d’Oka. Le 11 juin, plus de 100 policiers sur-armés du Québec attaquèrent les MohawkEs alors qu’ils/elles faisaient un blocus sur Kanehsatake/Oka. Lors d’un premier échange de coups de feu, un flic fut flingué et mourut. Ce fut le début d’une confrontation armée qui dura 77 jours, avec pour acteurs/trices 2000 keufEs et 4500 soldatEs des Forces Canadiennes, tousTEs déployéEs à travers Kahnawake et Kanehsatake. La crise d’Oka inspira un élan de solidarité à travers le pays, solidarité qui s’exprima sous forme de blocages de routes/chemins de fer et de sabotages de ponts/pylônes électriques.

1992:

En octobre eut lieu l’anniversaire des 500 ans d’invasion de l’Amérique “par” Christophe Colomb. Lors des manifestations qui dénonçaient cet évènement, des douzaines de gens furent arrêtés à Renvers (Colorado). À San francisco, manifestantEs et keufEs s’affrontèrent dans les rues; une bagnole de flics fut cramée et la reconstitution du débarquement de Colomb, ainsi que la parade officielle qui venait en prime, furent perturbées.

1994:

Rébellion Zapatiste. Aux Chiapas (Mexique), les rebelles arméEs de l’EZLN lancèrent une offensive pour le Nouvel An en prenant le contrôle de six villes. L’EZLN, composé de peuples indigènes, déclara la guerre à l’État mexicain et à l’ALENA (Accord de Libre-Échange Nord-Américain). En réponse, le gouvernement déploya 15 000 soldatEs et plusieurs centaines de civilEs furent tuéEs. Depuis 1994, les Zapatistes reçoivent soutien et sympathie provenant du Mexique et de toute la planète.

1995:

Ipperwash (Ontario). Le 6 septembre, la police ouvrit le feu lors d’une réappropriation et manifestation pacifiques, tuant ainsi Dudley George. L’occupation avait commencé en 1993: la terre, qui était à l’origine une réserve, nommée Stoney Point, avait été saisie par l’État durant la Seconde Guerre Mondiale pour servir de base militaire “temporaire”. Après la mort de Dudley George, le gouvernement admit que les revendications de la communauté étaient légitimes.

À Gustafsen Lake (centre-sud de la Colombie-Britannique, Canada) eut lieu un siège d’un mois, après qu’un colon ait tenté de virer des sundancers Secwepemc. Quelques 450 agentEs sur-arméEs de la GRC-GIT, équipéEs de véhicules militaires blindés, cernèrent le camp rebelle.

1997:

Inspiré par le mouvement qui avait eut lieu à Gustafsen Lake durant toute une année, le Native Youth Movement commença à tenir des conférences, organiser des manifestations, diffuser de l’information, etc., marquant ainsi une page pour le mouvement. En avril, le Native Youth Movement occupa, durant deux jours, les bureaux de la Commision des Traités de la Colombie-Britannique (BCTC).

1998:

Le Native Youth Movement de Vancouver tint une occupation de cinq jours dans les bureaux de la BCTC, et une occupation de deux jours dans les bureaux de la Westbank Band. Ces deux actions furent menées contre le processus de traités en cours dans la soi-disant Colombie-Britannique.

1999:

Le Native Youth Movement de Vancouver aida les membres de la communauté de Cheam (près de Chilliwack, BC, Canada) à affirmer leur droit de pêche dans la rivière Fraser. Les warriors du Native Youth Movement étaient masquéEs et portaient des vêtements de camouflage. Ils/elles étaient également arméEs de bâtons afin de dissuader les “agentEs de pêcherie”, ces dernierEs harcelant quotidiennement les pêcheurs de Cheam. Cela donna naissance à une force de défense du NYM, force qui devint plus tard la Westcoast Warrior Society.

2000:

Mai. Des membres de la nation St’at’imc établirent le camp Sutikalh, près de Mt. Currie (BC, Canada), afin de bloquer une gigantesque station de ski qui devait être construite sur une aire alpine jusqu’alors intouchée.

Septembre et octobre. À Burnt Church (Nouveau-Brunswich, Canada), des pêcheurs Mik’maq affirmèrent leur droit à la pêche au homard. Des centaines de keufEs et “agentEs de pêcherie” leur tombèrent dessus. Les membres de la Westcoast Warrior Society participèrent aux opérations de défense.

Octobre. Le Native Youth Movement Secwepemc fonda le premier Centre de Protection Skwelkwekwelt afin de stopper l’expansion de la station de ski Sun Peaks, près de Kamloops (BC, Canada). Avec les années, environ 70 personnes furent arrêtées et condamnées pour avoir manifesté, bloqué des routes ou avoir réoccupé les camps.

2001:

En mai fut créé un chapitre du Native Youth Movement (NYM) Secwepemc, lorsqu’eut lieu une occupation de deux jours des bureaux du gouvernement, à Kamloops, pour protester contre la vente des terres indigènes.

En juillet, plus de 60 agentEs de la GRC-GIT firent un raid sur Sutikalh après un blocage de 10 jours des camions de marchandises, sur l’autoroute 97 (7 arrestations).

2002:

En décembre, les Anicinabe de la communauté de Grassy Narrows (nord de l’Ontario, Canada), bloquèrent l’activité de compagnies forestières afin d’empêcher la destruction de leurs terres ancestrales. Ce blocage fut l’un des plus long de l’histoire (il prit fin en 2006) et avait alors pour ennemis principaux les compagnies Weyerhaeuser et Abitibi.

En septembre, la GRC-GIT et les Équipes Intégrées de la Sécurité Nationale (EISN), prétextant être à la recherche d’armes, firent une descente dans toutes les maisons de la Westcoast Warrior Society, sur l’île de Vancouver.

2003:

En avril, des maison de membres du Native Youth Movement furent envahies par la GRC-GIT, à Bella Coola et Neskonlith. La police en profita pour saisir les ordinateurs, les carnets d’adresse et le matériel de propagande.

2004:

En janvier, des warriors mohawks cernèrent le poste de police de Kanehsatake après que le chef de bande se soit servit des keufEs pour mater l’opposition politique. Plus de 60 keufEs furent barricadéEs de force dans le poste et la maison et la voiture du chef furent incendiées.

En juin, la GRC-GIT, ainsi que l’EISN de Vancouver, arrêtèrent des membres de la WWS, alors que les warriors faisaient l’achat, légalement, d’armes à feu. Fusils et munitions furent saisis. Peu après, à force de répression policière, la Westcoast Warrior Society fut dissoute par ses membres.

2006:

Le 20 avril, plus de 150 agents de la Police Provinciale d’Ontario tentèrent d’enlever par la force un blocage sur le territoire de la réserve des Six Nations, près de Caledonia (sud de l’Ontario). Ils arrêtèrent brutalement 16 autochtones, usant de violence physique, poivre de cayenne et tasers. Finalement, la PPO dû se replier, repoussée par des centaines de membres des Six Nations qui convergeaient alors sur le site. Davantage de barricades furent érigées dans la zone, dont l’une sur l’autoroute 6, consituée de pneus brûlés, de véhicules et de pylônes électriques démantibulés, ainsi que de montagnes de gravier. Un pont ferrovier fut également cramé. Le jour suivant, dans la réserve de Tyendinaga, une voie ferrée de la Canadian National Railway (CNR) fut bloquée, coupant ainsi une ligne majeure de transport de passagers et marchandises ( cela coûta à la CNR 100 millions de dollars de perte de cargaisons). Les membres des Six Nations avaient commencé ce blocage afin d’empêcher le dévelopemment immobilier sur les terres qui leur revenaient de droit. Les blocages et revendication du territoire se poursuivirent pendant plus d’un an, pendant lequel il y eu de nombreux conflits avec les keufEs et les colons, ainsi que du sabotage.

Juillet. Des manifestantEs Anicinabe de Grassy Narrows, ainsi que des membres du Rainforest action Network, bloquèrent l’autoroute transcanadienne. De nombreuses personnes furent arrêtées.

2007:

Le 6 mars, le gigantesque drapeau olympique qui flottait devant la mairie de la ville de Vancouver fut dérobé juste au moment où le Comité International Olympique faisait son inspection des préparations des Jeux d’Hiver 2010. Quelques jours après, tandis que le Comité terminait sa tournée, la Native Warrior Society envoya un communiqué qui revendiquait le vol du drapeau, communiqué contenant une photographie de trois membres masqués debout devant le drapeau en question et tenant un drapeau warrior. Le groupe proclama que cette action avait été faite en l’honneur de Harriet Nahanee, une Aînée autochtone morte après avoir été condamnée à deux semaines de prison, peine qu’elle paya pour avoir pris part, en 2006, aux blocages de la construction de l’autoroute Sea-to-Sky, travaux en préparation pour les olympiques de 2010.




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