Un journal purement révolutionnaire  
     Accueil    Download    Soumettre un article
  Se connecter 19 visiteur(s) et 0 membre(s) en ligne.


  Posté le mercredi 14 septembre 2005 @ 17:21:43 by littlepunky
Contributed by: littlepunky
Consommation(adapté de : Un guide de rebéllion moderne, par Yanick Trudel)

La sous-traitance est de mise dans la plupart des industries manufacturières. Il faut rester compétitif sur le marché mondial, il faut réduire les coûts de production (lisez le sarcasme). Les compagnies achêtent des pièces toutes faites d’autres compagnies, qui n’ont pas à garantir des salaires aussi hauts que Ford, GM ou Bombardier par exemple, lesquelles sont aux prises avec leurs syndicats depuis longtemps.

Ces compagnies de sous-traitance annulent tout pouvoir syndical puisque le contrat alloué par les multinationales peuvent aisément être donné à une autre compagnie de sous-traitance, si jamais la première n’est plus suffisamment « compétitive ». Les emplois ainsi crées sont précaires, peu payés et avec peu, ou pas d’avantages sociaux. Microsoft use et abuse de ce système d’embauche. En donnant des petits contrats à des sous-traitants, elle n’a pas à leur fournir de régime de retraite, des salaires élevés ou des conditions de travail aussi forte qu’a leurs employés permanents. Elle peut aussi plus aisément les mettre à pieds si jamais la « rentabilité » l’oblige. Les produits issus de la sous-traitance, peu importe le domaine économique, coûtent moins cher et peuvent être vendus à une aussi grande échelle dans les supermagasins, de façon à réduire (suposément) les prix. La réalité est que les prix ne baissent pas, mais les revenus des actionnaires augmentent.

Au niveau international, de plus en plus, les produits faciles à fabriquer, qui ne demandent pas de haute technologie ni de formation poussée sont envoyés dans les pays du tiers monde. On retrouve dans ces pays ce qu’on apppelle les « zones franches ». Ces zones sont des surfaces gigantesques de terrain alloué à l’établissement d’usines.

Celles-ci bénéficient de traitements très favorables à leur établissement. Aucun impôt à payer avant des années, aucune loi sur l’environnement et, surtout, aucun code du travail ne s’y applique. En théorie, ces zones sont censées attirer les capitaux et investisseurs étrangers et, après quelques années, ceux-ci commencent à payer de l’impôt qui servira à développer le pays.

En réalité, ces zones sont des ramassis de « Sweatshops ». Ces sweatshops sont des usines, généralement de sous-traitance, mal aérées, où les travailleurs n’ont aucuns droits et où les salaires sont extrèmement bas. Par exemple, à la fin des années 90, début 2000, les salaires moyens dans les usines en chine où sont fabriqués les souliers nike, la marque gap... étaient, selon une étude du Bureau International du Travail (BIT), d’environ 0.25$ de l’heure. Ce salaire est nettement insuffisant, même en considérant le taux de change et le coût de la vie local, pour que les travailleurs puissent subvenir adéquatement à leurs besoins.

Les travailleurs font donc des journées de 12 à 16hrs de travail, avec des pauses minimales, soit plus ou moins 30 minutes, pour dîner. Les femmes sont soumises à des test de grossesse avant d’être engagées car une femme qui a un enfant ne peut plus travailler n’importe quand. Bref, la situation dans ces usines sont désastreuses pour le développement humain et intellectuel des travailleurs de ces pays.

En théorie, ces usines sont censées apporter du développement. La réalité en est le contraire : effacement des droits sociaux et du travail, conditions misérables, environnement pollué et aucun investissement durable sur place. Les usines se déplacent de zones franches en zone franche afin d’éviter de devoir payer soit de l’impôt ou des salaires plus élevés.

Les syndicats y sont également inexistants. Ceci s’explique par des règlements stricts interdisants leur implantation et dans les faits : la violence quotidienne des autorités locales envers les leaders syndicaux. Des rapports de mises a pieds, intimidation voir même l’assassinat de chef syndicaux sont fréquents (voir No logo, par Naomi Klein.)

Les sweatshops dans le monde : on en retrouve généralement en asie du sud est, en Amérique latine (particulièrement le long de la frontière Américano-mexicaine, du coté mexicain bien sûr), en Inde... Mais également en californie, et dans d’autres pays occidentaux (ou des usines ont été reconnues coupables de pratiques non conformes aux normes du travail (voir UNITE). Le phénomène des sweatshops est donc mondial.

Pourquoi s’en prendre à VANS

Il m’est utile ici de refaire un bref historique de la compagnie VANS tel que décrite sur leur site web officiel.

1966 : Fin des années soixantes, un petit magasin/fabrique de souliers voit le jour en californie : VANS.
1988 : VANS est vendu à la firme McCown Deleeuw, une firme qui gère aujourd’hui 1,2 milliards d’actifs.
1994 : Vans envoit sa production outre mer afin de « produire des souliers spécialisés, étant incapable de les produire aux états-unis » (historique de VANS : site web officiel de la compagnie)
1996 : McCown Deleeuw vends VANS sur nasdaq.
2004 : VF corporation achête VANS

UN PEU PLUS SUR McCown Deleeuw :

La compagnie à un actif actuel de 1,2 milliards de $ US.
Cette compagnie à récupérée VANS en 1988 pour la transformer en multinationale du vêtement. La production à été envoyé en Chine et en Indonésie en 1994, deux pays étant capable de fournir des marchandises à bas prix (donc, bas salaires).

Dans le passé, McCown Deleeuw à récupéré ainsi une trentaine d’autres compagnies, afin de les transformer en multinationales. MCD à vendu ses actions dans VANS sur NASDAQ en 1996.

UN PEU PLUS SUF VF corporation.

VF corporation est le plus grand manufacturier de vêtements au monde. Il est le producteur d’au moins 43 marques de vêtements incluant Nautica, Tommy hilfiger, Wrangler jeans, Lee jeans, Eastpack, The North Face...

VF, qui veut dire « Vanity fair », est reconnue comme n’étant pas particulièrement progressiste sur ses politiques d’emploi. La compagnie utilise une certification appellés « Worldwide Responsible Apparel Production » (WRAP), une certification dominée par l’industrie et discréditée par la plupart des organisations de défense des droits des travailleurs dans le monde.
(voir : http://www.maquilasolidarity.org/resources/codes/memo12.htm)

« Mackey J. McDonald, officier chef executif de VF affirme « Nous rendons possible la croissance et nous y arrivons avec une marque puissante qui résonne très fort avec son noyau de consommateurs adolescents. VANS est la marque originale des sports d’action et le leader de l’industrie dans la conscience de la marque. Cette acquisition nous donnera une nouvelle marque dynamique, qui s’ajoutera à notre portofolio de marque d’extérieur, nous donnera une expertise dans la fabrication de souliers et autres produits tout en offrant des opportunités claires pour la continuation de la croissance. Nous espérons que les ventes de VANS pourraient atteindre les 500 millions de dollars d’ici 5 ans, avec le potentiel d’atteindre la marge d’opération et le retour en capital ciblé par VF corporation. »
- Source : VF to Acquire Vans, Inc. for $20.55 Per Share in Cash (www.vfc.com)

Besoin d’une autre raison pour boycotter VANS ? : À cause de son utilisation de la main d’oeuvre chinoise.

La Chine est bien connue pour son emploi massif de main d’oeuvre bon marché. Des rapports du Bureau International du Travail y fait état de salaires pouvant descendre souvent aussi bas que 0,25$/heure alors que le salaire minimal pour atteindre le seuil de pauvreté se situerait autour de 0,45$/h).

De nombreux rapports sur le travail en Chine font état de l’absence de syndicalisation, d’environnements de travail malsain (aération, sécurité...)

L’état chinois est également connu pour sa répression violente de divers mouvements sociaux, sa sensure médiatique à grande échelle et ses politiques du travail et de l’environnement quasi inexistantes. Plusieurs cas de manquements graves aux droits de l’homme sont également cités par Amnistie Internationale dans leurs rapports sur la Chine.

VANS possède un code de conduite dans lequel il est affirmé : « Nous exigeons également que nos fournisseurs nous certifient qu’aucun abus, exploitation ou de conditions illégales n’existent chez leurs sous-traitants. »

En ce sens, le choix de la Chine comme base de fournisseurs est assez discutable. Le code de conduite (VANS supplier code of conduct) contiens étalement quelques traits flous, qui n’empêchent pas selon nous la présence de sweatshops chez les sous-traitants de VANS.

Notamment :
- Au point concernant le « forced labor » (Travail forcé) : Le code laisse entendre tout rejet de l’esclavage, mais ne spécifie pas plus loin la notion de travail forcé, qui peu également inclure selon nous la présence d’heures supplémentaires obligatoires.
- Au point concernant le « harassment or abuse » (harcèlement et abus) : Aucune élaboration détaillée ou exemple d’abus n’y est mentionné, laissant un flou que nous considérons innaceptable.
- Au point « health and safety » (santé et sécurité) : le point mentionne que la compagnie doit se plier aux lois de son pays. Mais que faire lorsque de telles lois sont inexistantes ? L’absence de mentions de mesures concrètes est également à notter.
- Au point « wage and benefits » (salaires et bénéfices) : Le code mentionne que l’employeur doit donner le salaire minimum selon la loi du pays ou se trouve le sous-traitant. On n’y traite pas des problèmes possibles lorsque le salaire minimum, comme en chine, ne suffit pas à fournir une vie digne aux employés ?
- Au point « Work hours » (heures de travail) : Encore ici, le code mentionne le respect de la loi dans le pays ou se trouve le sous-traitant. Mais encore ici, que faire lorsque les lois en ce sens n’existent pas ? Ce point contiens également la mention « exept under extraortinary buisness circumstances » (sauf circonstances exceptionnelles.) point que nous trouvons innaceptable étant donné les possibilitées d’abus que cette mention permet.

De plus, considérant l’occupation du Tibet par les forces chinoises, nous encourageons le boycott de l’industrie chinoise tant que les forces ne se seront pas retirées du Tibet. L’emploi de la main d’oeuvre chinoise par VANS en fait donc une cible en ce sens.

Ce qui suit est une lettre que nous avons envoyé à VANS fin avril, début mai, par internet et par la poste régulière. En date du 25 mai, elle est demeurée sans réponse.

VANS shoes co.
May 5, 2004


Hi,
My name is _____ (*)
I have read your « Vans supplier code of conduct » as found on the www.vans.biz web site, but I still have some concerns regarding « labor issues » that your company may use.

Such concerns are fueled by your use, after being sold to « McCown Deleeuw co. » and since 1994, of Chinese based factories.
China is known for its poor worker’s rights legislations, poor salaries (sometimes reaching as less as 0,25$/hour) and abusive working climate such as long working hours, poor environmental conditions and even reports of child labour.
China is also on the record for violations of basic human rights, such as freedom of press, association and even personnal and physical integrity.
I also am concerned about the occupation of Tibet by chinese forces.

Therefore , I would be gratefull if you could answer my questions.

1- Does VANS possess its manufacturing plants, or does VANS only use subcontractors to producte its apparel ?
2- Considering China’s record of human rights as well as sweatshop factory abuses, and regarding your « Vans supplier code of conduct », how can you explain choosing China as a base for manufacturing goods ?
3- Does any independent monitering group can confirm the application of the « Vans supplier code of conduct » in your manufacturing plants or subcontractors ?
4- What other guarantees could you give that no sweatshop based labour is being use to make VANS shoes and apparel ?
5- Do you have any statistics regarding the following issued :
- Union presence in vans manufacturing plants or subcontractors.
- Average wage, working hours and age in VANS manufacturing plants or subcontractors.
6- Do you have a policy regarding the occupation of Tibet by chinese forces ? Would VANS be willing to put pressure on the chinse authorities so that it withdraws from Tibet ?

With hope that you can help me with these issues and thanking you in advance,

P.S. An answer via e-mail would be sufficient and even welcome.
(*) personnal adress an informations has been cut in this version, obviously, for personnal reasons.

La question de la musique.

Je crois nécessaire de parler maintenant de la question de la musique, où plutôt de la « récupation » de la musique par l’industrie. En effet, les sponsors du Warped Tour, utilisent les aspectsde la rébellion qu’ils savent très présents chez les jeunes ciblés par la tournée. L’attirance d’une musique, d’une attitude ou d’idées dans lesquelles les jeunes se sentent représentés est alors tourné en dérision. J’utilise « dérision » car le punk rock à déjà été, et peut encore être un art subversif.

Subversif : « Action visant la destruction des institutions et des valeurs établies et le renversement de l’ordre politique et social », Dans : P.Boudreau, C.Perron, 350 Mots de science politique, Chenelière/Mc Graw-hill)

Nous n’avons que d’éloges aux artistes et groupes qui dédient leur vie à la créativité puisque la créativité est un moyen de se défaire de l’aliénation. Le capitalisme par contre connait bien les rouages de la rébellion. Des compagnies cherchent toujours des nouveaux éléments rebelles afin de les transformer en une commodité, en un objet commercialisable.

Le punk rock peut encore être la base d’un partage de connaissances et de non-conformité réelle. Il peut encore être un refus de la société de consommation imposée par les milliards de dollars dépensé par les compagnies en « recherche du cool » et en publicité.

Car voilà TOUT ce que signifie le mot VANS devant « Warped tour ». L’unique préocupation de la compagnie vans dans le warped tour est ce qu’ils appellent « promoting brand awareness », la promotion de la marque, augmenter les ventes (voir rapports financiers de la compagnie). Le dernier rapport financier de la compagnie (troisième trimestre de l’année fiscale 2004), fait éloge du fait que la compagnie se soit défait de tout ses skatepark, à l’exception de 3, dans le but de promouvoir sa marque. Dans cette mission, le Warped tour, n’agit pour vans que dans le but de promouvoir la marque vans auprès des jeunes. Il n’ont aucun soucis de la musique en dehors de ce rôle.

Blâmons-nous ici les groupes de musique ? Non. Je crois que la plupart de ceux-ci sont de bonne foi, qu’ils n’ont probablement pas l’intention de promouvoir une marque qui utilise les sweatshop. Nous croyons que Vans utilise les groupes de musique afin d’attirer les jeunes. Nous osons espérer qu’avec les informations que nous diffusons, des groupes de musique refuserons de participer à de telles tournées dans le futur tant que des compagnies comme vans ne se seront pas retirées.

Nous croyons cela car l’art, peu importe son style, à un potentiel immense de diffusion et de solidarité. Il nous permet de nous exprimer, de se défouler, de nous regrouper, de dénoncer et de nous organiser face à une situation.

À une époque ou l’aliénation est à son maximum, où une vision du monde, celle du marché, est écrasante face à toutes les autres, la multiplication de l’art subversif est nécessaire. Face à la tendance du néo-libéralisme, une seule issue est possible : refuser cette « liberté » d’être de ceux et celles qui oppriment nos frères et soeurs partout dans le monde. Refuser la « liberté » d’être de ceux qui perpétuent un système économique profondément inégalitaire.

Nous n’avons donc pas encore pour cible les groupes de musique participant au warped tour puisque nous les savons eux aussi utilisés par les multinationales (vans, sony, nestley et autres commanditaires). Nous disons « pas encore » et espérons nous « jamais » car nous espérons qu’ils s’en retirerons.

Ce ne sont pas là des menaces, mais bien un appel à la compassion, la solidarité, et bien sûr, la subversion et la rebéllion détachée de la « récupération » par le marché.

SAVIEZ VOUS QUE :


Le Warped tour de MONTRÉAL, uniquement par la vente de billets, accumule au moins 700 000$. (20 000 personnes x 35$).

De ce chiffre, seul 100 000$ iront aux groupes (50 groupes x 2000$). Le calcul se fait en considérant que chaque groupe fait 2000$, salaire qu’il ne font, pour la plupart, probablement pas !

BREF : les groupes N’ONT PAS BESOIN DE VANS.
Mais : VANS À BESOIN DES GROUPES



Ce que vous pouvez faire :

Il est vrai que la plupart des souliers sont faits dans des usines « sweatshop ». Il faut garder à l’esprit que vans ne fait pas que des souliers. La compagnie à toute une gamme d’accessoires, de vêtements, de matériel de protection... qui ne sont pas difficile à boycotter.

Donc, n’achetez plus de chandails que vous savez faits dans des sweatshops. Vous pouvez acheter des vêtements recyclés (surplus d’armée, armée du salut, autres...).

Si vous achetez des souliers faits dans des « sweatshop », portez les le plus longtemps possible, jusqu’à leur usure définitive. N’en achetez également qu’une seule paire, cela vous évitera d’encourager d’avantage des compagnies qui abusent de leurs employés.

Si les vêtements recyclés ou usagés ne vous intéressent pas, pourquoi ne pas acheter un t-shirt de votre band préféré lors de leur concert à la place. De plus en plus de groupes utilisent des t-shirts « sweatshop-free ». Si votre groupe préféré n’en utilise pas encore, contactez les et demandez leur qu’ils le fassent.

De plus en plus de vêtements « sweatshop-free » sont trouvables, notamment sur l’internet. Il ne s’agit pas encore de coopératives, mais les conditions de travail y sont de loin meilleurs que dans les « sweatshops » utilisés par trop de compagnies de vêtements.

Informez vous sur des campagnes anti-sweatshop, beaucoup de groupes en font la promotion sur internet et ont toujours besoin de support.

Boycotter le Vans warped tour et tout autre événement (sportif ou autre) commandité par VANS.


SOURCES et LIVRES UTILES :
- KLEIN, Naomi, NO logo, Leméac/Actes sud, 2000
- CHOSSUDOVSKY, Michel, La mondialisation de la pauvreté, Ed. Écosociété, Montréal, 1998
- Maude Barlow, Tony Clarke, La bataille de Seattle, Ed. Fayard
- Le monde diplomatique, Journal mensuel français
- PASSET, René, L’illusion néo-libérale
- N’importe quel Noam Chomsky

Des trucs qu’ils ne vous apprennent pas à l’école :

www.maketradefair.org
www.unionwear.org
www.uniteunion.org
www.maquilasolidarity.org
www.nosweat.org.uk
www.behindthelabel.org

SOURCES INTERNET ET DOCUMENTS UTILISÉS POUR LE PRÉSENT DOCUMENT
Site officiel McCown Deleeuw :
www.mcdpartners.com

textes utilisés : MCD’S Mission, profil des compagnies (passé)
Sites de VANS
www.vans.biz

Textes utilisés : - Histoire, « VANS supplier code of conduct »,
- VANS, INC. reports second quarter sales and earnings. (second quarter, 2004 ; third quarter 2004)
Site de VF corporation
www.vfc.com

texte utilisé : - VF to Acquire Vans, Inc. for $20.55 Per Share in Cash

http://rsf.ath.cx/racine/index.html


Liens Relatifs




Temps : 0.0713 seconde(s)